Comité de Pilotage
Compte-rendu de la réunion du comité de pilotage associé aux réflexions sur les déplacements dans le secteur compris entre la ville nouvelle de marne la Vallée et le cœur de la Seine St Denis, qui s’est tenue le 16 juillet dernier à la préfecture de région.
Participants à la réunion du 16 juillet :
Pour les collectivités locales :
- M. DERAI, conseil régional IDF / Cabinet
- M. SEGAL-SAUREL, vice-président du Conseil Général 93
- M. LECOMTE, Conseil Général 93
- M. MERAD, Conseil Général 94 / Service transports et déplacements
- M. PAJON, Député-Maire de Noisy le Grand
- M. MAHEAS, Sénateur-Maire de Neuilly sur Marne
- Mme MARCHAND, Maire de Neuilly sur Marne
- M. PERNES, Maire de Rosny sous Bois
- M. MARTIN, Maire de Nogent sur Marne
- M. GUILLAUME, Vice-Président du SAN Val Maubuée
- M. MARCHETTI, Directeur Général du SAN du Val Maubuée
- M. EBLE, Directeur de Cabinet du Président du SAN du Val Maubué
- Mme TALLET, Maire de Champs sur Marne
- M. HERY, Mairie de Neuilly Plaisance
- M. RICHARD, Maire de Gagny
- M. CALMEJANE, Maire de Villemomble
- M. CHAMPION, Maire de Gournay sur Marne
- M. DESMOND, Mairie de Gournay sur Marne
- M. ARNAULT, Maire-Adjoint de Bry sur Marne
- M. FAUTRE, Maire-Adjoint de Champigny sur Marne
- Mme PELLEGRINI, Mairie de Champigny sur Marne
- M. MAVRE, Dga Ville de Chelles
- M. CONSTANT, Conseiller Général de Noisy-Gournay
-
Pour les services de l’État :
- M. LANDRIEU, Préfet de la région IDF, Préfet de Paris
- M. MEARY, Directeur Régional de l’Equipement IDF
- M. SADOUL, Sous-Préfet du Raincy
- M. COUDERT, Sous-Préfet de Nogent sur Marne
- M. GEFFRIN, DREIF / Directeur des Infrastructures et des Transports
- Melle BRACHLIANOFF, Préfecture de région Ile de France / chargée de mission
- Mme DUPONT-KERLAN, DDE 77 / Directrice
- M. VERDEAUX, DDE 93 / Directeur
- M. GIROMETTI, DDE 93 / Arrondissement Grands Travaux
- M. FOISIL, DDE 93 / GEP
- Mme BORDE, DDE 93 / GEP
- M. RUELLE, DDE 94 / Directeur
- M. DICIANNI, DDE 94 / Service d’Aménagement
- M. le Président du Conseil Régional d’Ile de France
- M. le Président du Conseil Général du Val de Marne
- M. le Président du Conseil Général de Seine et Marne
- M. le Député de la 8éme circonscription de la Seine St Denis
- M. le Député Maire du Perreux
- M. le Maire de Villiers sur Marne
- M. le Maire de Chelles
- M. le Directeur des Routes du Ministère de l’Équipement
- M. le Préfet de Seine St Denis
- M. le Préfet de Seine et Marne
- M. le Préfet du Val de Marne
M. LANDRIEU, préfet de la région Ile de France, préfet de Paris, introduit la réunion en précisant que le comité réunit les représentants de la région, des trois départements, et des communes concernées par le projet initialement baptisé A103. Il rappelle que la situation géographique et la demande de déplacements que connaît ce secteur ont conduit historiquement à inscrire au SDRIF la réalisation de la liaison «A103 », entre Rosny – l’autoroute A3 et Champs sur Marne – l’autoroute A4. Le projet avait alors fait l’objet d’études, puis de remises en cause. Le préfet constate que ces changements d’orientation sont des facteurs d’incertitude importants pour les communes traversées et leurs habitants, ce qui a conduit le Ministre actuel de l’équipement à demander au préfet de région de mener une étude de définition d’un projet dans ce secteur, en liaison étroite avec les collectivités. C’est le lancement de cette étude qui justifie la réunion de ce jour.
M. LANDRIEU propose comme préalable que la réflexion puisse être conduite sans tabou.
Après avoir partagé un diagnostic des difficultés du secteur, cette étude devra permettre de considérer plusieurs scenarii futurs, qui porteront sur le projet de transport à réaliser éventuellement dans les emprises A103, en liaison avec des hypothèses d’aménagement de ce secteur.
Il propose de retenir, pour examiner ces scenarii, le principe suivant : « il est interdit d’interdire ».Un catalogue de scenarii très différenciés devra ainsi être constitué, parmi lesquels figureront notamment les hypothèses suivantes : ne faire aucun projet de transport sur le tracé du projet, ou réaliser le projet d’autoroute A103. Entre ces deux extrêmes, tout scénario devrait pouvoir être étudié même s’il ne recueille pas de consensus : projet routier rapide ou plus urbain, projet de transport collectif, ou projet mixte …
Il propose d’établir ce catalogue d’ici l’automne, en liaison avec les services techniques des collectivités.
Une phase d’évaluation des scenarii pourra être engagée. Pour plus d’objectivité, ce travail pourrait être confié à un cabinet indépendant.
Le résultat de ces travaux pourrait ainsi être présenté au comité de pilotage au printemps 2004, afin de décider des suites à donner et des directions à approfondir.
En conclusion, le préfet rappelle qu’il souhaite que cette réflexion puisse être conduite sans tabou.
M. PERNES, Maire de Rosny sous Bois, manifeste son accord pour un travail sans tabou. Il rappelle que la commune de Rosny est actuellement le lieu où « se déverse » le trafic, et remercie le préfet de relancer les réflexions pour faire avancer les projets. Il rappelle que ce point noir de l’Est parisien ne doit pas être ignoré et met en garde contre le développement de l’urbanisme qui rendrait caduc les projets d’infrastructure. Si un consensus aboutit, le projet ainsi défini devra être inscrit rapidement dans un plan ou autre d’aménagement afin d’en assurer la pérennité (au risque de répéter la situation actuelle)
M. SEGAL SAUREL, vice-président du Conseil Général 93, excuse l’absence de M. Clément qui est actuellement en congés. Si l’on voit plus loin, se pose le problème des échéances électorales régionales et cantonales, qui pourraient conduire à rendre délicat des débats sur ce sujet. Il rappelle qu’il faut favoriser les TC car la route amène des voitures supplémentaires, et souhaite qu’une alternative sous forme de projet de TC soit examinée. Il rappelle par ailleurs que le conseil général met en place sur la Haute-Ile (boucles de la Marne) une zone de préservation de l’environnement. Enfin, il souligne que si ce projet voit le jour, il ne sera pas forcément inscrit.
M. LANDRIEU rappelle que la démarche se veut sans tabou ni préférence a priori. Plusieurs scenarii seront élaborés et l’évaluation sera indépendante. Dans cet esprit, « A103 » n’est qu’une dénomination administrative pratique, mais qui ne doit pas être retenue plus avant car on ne saurait préjuger à ce stade du type de projet qui sera retenu.
M. MAHEAS, Maire de Neuilly sur Marne, regrette d’avoir appris par la presse la remise en cause du décret Gayssot par le nouveau ministre. Ceci ne lui paraît pas démocratique, la ville de Neuilly sur Marne aurait du être informée. En outre, compte tenu de l’histoire du secteur, consulter les représentants des communes sans tabou ni sans a priori pourrait s’avérer difficile. En effet, il n’est pas convaincu de l’utilité d’une infrastructure ; Neuilly sur Marne a toujours été opposée à un projet d’autoroute urbaine surtout en zone de restructuration urbaine. Elle constituerait un barrage à l’écoulement de la Marne. De plus, il n’y a jamais eu d’étude de flux de circulation. Il évoque d’autres alternatives, en particulier de transports collectifs, qui n’ont jamais été proposés. Neuilly sur Marne est opposée en outre à la solution « route à grande circulation » qui risque de couper la ville en deux. Cela dit, l’absence de révision du SDRIF gèle des terrains réservés depuis 30 ans et obère des projets d’urbanisme cohérents à cause de cette « saignée » . Il se dit néanmoins prêt à réfléchir, à d’autres solutions : aménagement des routes existantes, réalisation de nouvelles routes pour rejoindre l’axe Nord-Sud … Il mentionne que l’ACTEP a déjà évoqué le fait que les moyens doivent être mobilisés pour régler le problème du tronc commun A3_A86 : la saturation des autoroutes A3 et A4 est la cause principale des difficultés du secteur.
M. PAJON, Maire de Noisy le Grand, signale que le franchissement de la Marne est saturé en permanence. Élargir la N370 serait créer une saignée de plus. Actuellement la N370 sert d’écoulement et est donc saturée. Il faut trouver un passage supplémentaire entre Noisy et Gournay, un nouveau franchissement. Abandonner le projet A103 soit, mais il faut trouer une solution.
Mme TALLET, Maire de Champs sur Marne, n’est demandeuse de rien sinon d’éclaircir la situation des terrains gelés depuis 30 ans. La zone d’excellence de la cité Descartes que la ville de Champs sur Marne entend développer souffre déjà des bretelles actuelles inachevées. Elle n’est donc demandeuse ni d’une autoroute ni d’un boulevard urbain, qu’elle considère comme « une autoroute du pauvre » ; en effet, la création d’infrastructures routières génère encore plus de trafic, y compris de poids lourds. Elle signale que le territoire de sa commune est zébré par les infrastructures, abouties ou non, souvent inutiles. Pour elle, si une infrastructure supplémentaire est réalisée, elle doit être parfaitement neutre du point de vue écologique : une nouvelle autoroute ne peut être qu’enterrée – sinon les conditions de vie deviendront indécentes. Multiplier les murs antibruit ne sert à rien : pour elle, il faut stopper cette logique de développement routier qui empêche l’émergence d’autres projets.
M. GUILLAUME, Maire adjoint de Champs sur Marne et vice-président du SAN du Val Maubuée, rappelle que la ville nouvelle de Marne la Vallée devait régler les problèmes d’aménagement de l’Ile de France. La LAURE et le PDUIF ont des objectifs clairs. L’arrêté abrogeant l’A103 était perçu comme un élément positif, à poursuivre. L’annuler serait contraire à la LAURE et au PDU. Un PLD a été lancé depuis peu (et les frais d’études relatifs engagés). Le projet d’A103 y serait contraire. Ce serait pour lui un « coup de poignard ». L’équilibre actuel entre A4, A103 et A3 est déjà précaire. Une nouvelle autoroute ne réglerait pas les problèmes, elle les déplacerait et génèrerait du trafic supplémentaire.
M. LANDRIEU tient à souligner que le terme « coup de poignard » lui semble un peu excessif. Ce projet figure au SDRIF, nous ne faisons qu’anticiper sur sa révision, dont l’initiative appartient au Conseil Régional. Suite au décret 2002, le président du Conseil Régional a répondu non à une révision partielle et la démarche conduite aujourd’hui permettra d’offrir des éléments de choix dans le cadre d’une future révision du SDRIF.
M. CALMEJANE, Maire de Villemomble, remercie le préfet d’avoir organisé cette rencontre. Il faut faire avec les échéances électorales, qui participe des rythmes démocratiques normaux, et s’attacher à répondre aux besoins des usagers. La ville de Villemomble sera donc attentive à cette étude.
M. CHAMPION, Maire de Gournay sur Marne, n’est pas non plus demandeur, mais il faut trouver une solution pour désengorger le territoire. Il se déclare partisan d’une autoroute enterrée, si c’est techniquement possible.
M. PERNES intervient en rappelant que si les élus ne sont pas les demandeurs, les usagers veulent pouvoir se déplacer ; or il n’existe pas de véritable service de transports collectifs alternatif, que fait-on des usagers qui traversent Rosny ? Pour lui, il faudrait à minima couper l’appendice A103 actuel ou interdire sa circulation, afin d’éviter de laisser se créer un bouchon se déversant localement, mais avec le risque d’aggraver encore les difficultés sur A86.
M. RICHARD, Maire de Gagny, n’est pas demandeur d’une autoroute mais voudrait une étude afin de voir comment désengorger la situation. En effet, deux nationales (N370 et N302) se déversent dans Gagny. Il remercie donc pour l’étude qui sera lancée.
M. MAHEAS signale qu’avait été réalisée une étude locale concluant à des flux de proximité. Le projet A103 ne réglerait rien selon lui, et génèrerait un afflux de circulation. Pour lui, le réel problème du secteur c’est le tronc commun A86-A4, et l’insuffisance de transports collectifs.
M. ARNAULT, Maire-adjoint de Bry sur Marne, estime qu’il est manifeste qu’il manque une liaison. Il suffit pour cela d’observer les nuisances actuelles et d’entendre les communes concernées. L’étude devra envisager le compromis subtil (s’il est possible) entre la nécessité d’une liaison et la qualité de vie des riverains.
M. SEGAL-SAUREL demande si ladite étude sera routière uniquement ou tous modes.
M. LANDRIEU répond que l’objectif « sans tabou » veut dire qu’il n’y aura pas d’exclusive : tout est possible et tous les modes seront étudiés.
M. MARTIN, Maire de Nogent, demande un dispositif pour mieux répartir les flux de circulation. Il évoque les difficultés au pont de Nogent. Il appelle de ses vœux une combinaison intelligente avec les transports collectifs. Pour lui, une autoroute banale et brutale est à prohiber. Il faut que ce comité dépasse le projet d’A103 et envisage un schéma de transports global (comprenant A86-A4, les divers projets urbains du secteur)
M. MEARY, Directeur Régional de l’Équipement, rappelle que la proposition va dans le sens d’une décision rationnelle à prendre par les élus. Pour lui, il importe d’abord de constituer un catalogue de solutions contrastées (routes, transports collectifs, mixte …). Il est souhaitable que l’évaluation ne soit pas faite par l’administration pour nous affranchir de nos positions, notamment passées. La décision finale sera tranchée dans le cadre de la révision du SDRIF.
Après ces réactions, M. POUPARD de la DREIF présente quelques éléments de diagnostic sur les déplacements dans le secteur compris entre la ville nouvelle et le cœur de la Seine St Denis.
M. MEARY précise que les transparents présentés ce jour, le diagnostic complet ainsi qu’une ébauche de cahier des charges seront diffusés. Il faut aussi réaliser un pré-catalogue sans tabou à soumettre à un bureau d’études indépendant pour évaluation. A l’issue des résultats d’évaluation, les éléments (y compris techniques) seront disponibles pour un vrai débat politique. Il nous faut donc recevoir les observations de chacun sur ce sujet pour les intégrer au catalogue des possibles.
M. LANDRIEU informe les participants que la presse a sollicité un communiqué sur cette réunion. Il demande à M. Méary de lire la note préparée à cet effet.
M. MAHEAS précise qu’il ne souhaite pas s’associer au communiqué.
M. LANDRIEU précise qu’il souhaitait seulement informer le comité de ce communiqué.
M. MAHEAS déclare qu’il ne croit pas à l’idée de cabinet indépendant : pour lui les éritables techniciens sont à la DDE et à la DRE. Il souligne la nécessité de se mettre d’accord sur la méthode du choix du bureau d’études.
M. HERY, de Neuilly Plaisance, propose de supprimer le terme « plateau d’Avron ». Il faut trouver une autre formulation mieux adaptée, plus explicite.
Mme DUPONT-KERLAN, précise qu’il ne faut oublier aucun département, notamment la Seine et Marne.
M. PAJON rappelle que la période est tendue. Les élections risquent de nuire au débat. Il faudrait se limiter au diagnostic. Il demande aussi un compte rendu de cette rencontre.
M. LANDRIEU rappelle que le printemps s’étend jusqu’au 21 juin. Les résultats pourront être débattus après les élections.
Après avoir constaté que les participants ne souhaitent plus intervenir, et après les avoir remerciés de leur présence, M. LANDRIEU lève la séance.
M. LANDRIEU propose comme préalable que la réflexion puisse être conduite sans tabou.
Après avoir partagé un diagnostic des difficultés du secteur, cette étude devra permettre de considérer plusieurs scenarii futurs, qui porteront sur le projet de transport à réaliser éventuellement dans les emprises A103, en liaison avec des hypothèses d’aménagement de ce secteur.
Il propose de retenir, pour examiner ces scenarii, le principe suivant : « il est interdit d’interdire ».Un catalogue de scenarii très différenciés devra ainsi être constitué, parmi lesquels figureront notamment les hypothèses suivantes : ne faire aucun projet de transport sur le tracé du projet, ou réaliser le projet d’autoroute A103. Entre ces deux extrêmes, tout scénario devrait pouvoir être étudié même s’il ne recueille pas de consensus : projet routier rapide ou plus urbain, projet de transport collectif, ou projet mixte …
Il propose d’établir ce catalogue d’ici l’automne, en liaison avec les services techniques des collectivités.
Une phase d’évaluation des scenarii pourra être engagée. Pour plus d’objectivité, ce travail pourrait être confié à un cabinet indépendant.
Le résultat de ces travaux pourrait ainsi être présenté au comité de pilotage au printemps 2004, afin de décider des suites à donner et des directions à approfondir.
En conclusion, le préfet rappelle qu’il souhaite que cette réflexion puisse être conduite sans tabou.
M. PERNES, Maire de Rosny sous Bois, manifeste son accord pour un travail sans tabou. Il rappelle que la commune de Rosny est actuellement le lieu où « se déverse » le trafic, et remercie le préfet de relancer les réflexions pour faire avancer les projets. Il rappelle que ce point noir de l’Est parisien ne doit pas être ignoré et met en garde contre le développement de l’urbanisme qui rendrait caduc les projets d’infrastructure. Si un consensus aboutit, le projet ainsi défini devra être inscrit rapidement dans un plan ou autre d’aménagement afin d’en assurer la pérennité (au risque de répéter la situation actuelle)
M. SEGAL SAUREL, vice-président du Conseil Général 93, excuse l’absence de M. Clément qui est actuellement en congés. Si l’on voit plus loin, se pose le problème des échéances électorales régionales et cantonales, qui pourraient conduire à rendre délicat des débats sur ce sujet. Il rappelle qu’il faut favoriser les TC car la route amène des voitures supplémentaires, et souhaite qu’une alternative sous forme de projet de TC soit examinée. Il rappelle par ailleurs que le conseil général met en place sur la Haute-Ile (boucles de la Marne) une zone de préservation de l’environnement. Enfin, il souligne que si ce projet voit le jour, il ne sera pas forcément inscrit.
M. LANDRIEU rappelle que la démarche se veut sans tabou ni préférence a priori. Plusieurs scenarii seront élaborés et l’évaluation sera indépendante. Dans cet esprit, « A103 » n’est qu’une dénomination administrative pratique, mais qui ne doit pas être retenue plus avant car on ne saurait préjuger à ce stade du type de projet qui sera retenu.
M. MAHEAS, Maire de Neuilly sur Marne, regrette d’avoir appris par la presse la remise en cause du décret Gayssot par le nouveau ministre. Ceci ne lui paraît pas démocratique, la ville de Neuilly sur Marne aurait du être informée. En outre, compte tenu de l’histoire du secteur, consulter les représentants des communes sans tabou ni sans a priori pourrait s’avérer difficile. En effet, il n’est pas convaincu de l’utilité d’une infrastructure ; Neuilly sur Marne a toujours été opposée à un projet d’autoroute urbaine surtout en zone de restructuration urbaine. Elle constituerait un barrage à l’écoulement de la Marne. De plus, il n’y a jamais eu d’étude de flux de circulation. Il évoque d’autres alternatives, en particulier de transports collectifs, qui n’ont jamais été proposés. Neuilly sur Marne est opposée en outre à la solution « route à grande circulation » qui risque de couper la ville en deux. Cela dit, l’absence de révision du SDRIF gèle des terrains réservés depuis 30 ans et obère des projets d’urbanisme cohérents à cause de cette « saignée » . Il se dit néanmoins prêt à réfléchir, à d’autres solutions : aménagement des routes existantes, réalisation de nouvelles routes pour rejoindre l’axe Nord-Sud … Il mentionne que l’ACTEP a déjà évoqué le fait que les moyens doivent être mobilisés pour régler le problème du tronc commun A3_A86 : la saturation des autoroutes A3 et A4 est la cause principale des difficultés du secteur.
M. PAJON, Maire de Noisy le Grand, signale que le franchissement de la Marne est saturé en permanence. Élargir la N370 serait créer une saignée de plus. Actuellement la N370 sert d’écoulement et est donc saturée. Il faut trouver un passage supplémentaire entre Noisy et Gournay, un nouveau franchissement. Abandonner le projet A103 soit, mais il faut trouer une solution.
Mme TALLET, Maire de Champs sur Marne, n’est demandeuse de rien sinon d’éclaircir la situation des terrains gelés depuis 30 ans. La zone d’excellence de la cité Descartes que la ville de Champs sur Marne entend développer souffre déjà des bretelles actuelles inachevées. Elle n’est donc demandeuse ni d’une autoroute ni d’un boulevard urbain, qu’elle considère comme « une autoroute du pauvre » ; en effet, la création d’infrastructures routières génère encore plus de trafic, y compris de poids lourds. Elle signale que le territoire de sa commune est zébré par les infrastructures, abouties ou non, souvent inutiles. Pour elle, si une infrastructure supplémentaire est réalisée, elle doit être parfaitement neutre du point de vue écologique : une nouvelle autoroute ne peut être qu’enterrée – sinon les conditions de vie deviendront indécentes. Multiplier les murs antibruit ne sert à rien : pour elle, il faut stopper cette logique de développement routier qui empêche l’émergence d’autres projets.
M. GUILLAUME, Maire adjoint de Champs sur Marne et vice-président du SAN du Val Maubuée, rappelle que la ville nouvelle de Marne la Vallée devait régler les problèmes d’aménagement de l’Ile de France. La LAURE et le PDUIF ont des objectifs clairs. L’arrêté abrogeant l’A103 était perçu comme un élément positif, à poursuivre. L’annuler serait contraire à la LAURE et au PDU. Un PLD a été lancé depuis peu (et les frais d’études relatifs engagés). Le projet d’A103 y serait contraire. Ce serait pour lui un « coup de poignard ». L’équilibre actuel entre A4, A103 et A3 est déjà précaire. Une nouvelle autoroute ne réglerait pas les problèmes, elle les déplacerait et génèrerait du trafic supplémentaire.
M. LANDRIEU tient à souligner que le terme « coup de poignard » lui semble un peu excessif. Ce projet figure au SDRIF, nous ne faisons qu’anticiper sur sa révision, dont l’initiative appartient au Conseil Régional. Suite au décret 2002, le président du Conseil Régional a répondu non à une révision partielle et la démarche conduite aujourd’hui permettra d’offrir des éléments de choix dans le cadre d’une future révision du SDRIF.
M. CALMEJANE, Maire de Villemomble, remercie le préfet d’avoir organisé cette rencontre. Il faut faire avec les échéances électorales, qui participe des rythmes démocratiques normaux, et s’attacher à répondre aux besoins des usagers. La ville de Villemomble sera donc attentive à cette étude.
M. CHAMPION, Maire de Gournay sur Marne, n’est pas non plus demandeur, mais il faut trouver une solution pour désengorger le territoire. Il se déclare partisan d’une autoroute enterrée, si c’est techniquement possible.
M. PERNES intervient en rappelant que si les élus ne sont pas les demandeurs, les usagers veulent pouvoir se déplacer ; or il n’existe pas de véritable service de transports collectifs alternatif, que fait-on des usagers qui traversent Rosny ? Pour lui, il faudrait à minima couper l’appendice A103 actuel ou interdire sa circulation, afin d’éviter de laisser se créer un bouchon se déversant localement, mais avec le risque d’aggraver encore les difficultés sur A86.
M. RICHARD, Maire de Gagny, n’est pas demandeur d’une autoroute mais voudrait une étude afin de voir comment désengorger la situation. En effet, deux nationales (N370 et N302) se déversent dans Gagny. Il remercie donc pour l’étude qui sera lancée.
M. MAHEAS signale qu’avait été réalisée une étude locale concluant à des flux de proximité. Le projet A103 ne réglerait rien selon lui, et génèrerait un afflux de circulation. Pour lui, le réel problème du secteur c’est le tronc commun A86-A4, et l’insuffisance de transports collectifs.
M. ARNAULT, Maire-adjoint de Bry sur Marne, estime qu’il est manifeste qu’il manque une liaison. Il suffit pour cela d’observer les nuisances actuelles et d’entendre les communes concernées. L’étude devra envisager le compromis subtil (s’il est possible) entre la nécessité d’une liaison et la qualité de vie des riverains.
M. SEGAL-SAUREL demande si ladite étude sera routière uniquement ou tous modes.
M. LANDRIEU répond que l’objectif « sans tabou » veut dire qu’il n’y aura pas d’exclusive : tout est possible et tous les modes seront étudiés.
M. MARTIN, Maire de Nogent, demande un dispositif pour mieux répartir les flux de circulation. Il évoque les difficultés au pont de Nogent. Il appelle de ses vœux une combinaison intelligente avec les transports collectifs. Pour lui, une autoroute banale et brutale est à prohiber. Il faut que ce comité dépasse le projet d’A103 et envisage un schéma de transports global (comprenant A86-A4, les divers projets urbains du secteur)
M. MEARY, Directeur Régional de l’Équipement, rappelle que la proposition va dans le sens d’une décision rationnelle à prendre par les élus. Pour lui, il importe d’abord de constituer un catalogue de solutions contrastées (routes, transports collectifs, mixte …). Il est souhaitable que l’évaluation ne soit pas faite par l’administration pour nous affranchir de nos positions, notamment passées. La décision finale sera tranchée dans le cadre de la révision du SDRIF.
Après ces réactions, M. POUPARD de la DREIF présente quelques éléments de diagnostic sur les déplacements dans le secteur compris entre la ville nouvelle et le cœur de la Seine St Denis.
M. MEARY précise que les transparents présentés ce jour, le diagnostic complet ainsi qu’une ébauche de cahier des charges seront diffusés. Il faut aussi réaliser un pré-catalogue sans tabou à soumettre à un bureau d’études indépendant pour évaluation. A l’issue des résultats d’évaluation, les éléments (y compris techniques) seront disponibles pour un vrai débat politique. Il nous faut donc recevoir les observations de chacun sur ce sujet pour les intégrer au catalogue des possibles.
M. LANDRIEU informe les participants que la presse a sollicité un communiqué sur cette réunion. Il demande à M. Méary de lire la note préparée à cet effet.
M. MAHEAS précise qu’il ne souhaite pas s’associer au communiqué.
M. LANDRIEU précise qu’il souhaitait seulement informer le comité de ce communiqué.
M. MAHEAS déclare qu’il ne croit pas à l’idée de cabinet indépendant : pour lui les éritables techniciens sont à la DDE et à la DRE. Il souligne la nécessité de se mettre d’accord sur la méthode du choix du bureau d’études.
M. HERY, de Neuilly Plaisance, propose de supprimer le terme « plateau d’Avron ». Il faut trouver une autre formulation mieux adaptée, plus explicite.
Mme DUPONT-KERLAN, précise qu’il ne faut oublier aucun département, notamment la Seine et Marne.
M. PAJON rappelle que la période est tendue. Les élections risquent de nuire au débat. Il faudrait se limiter au diagnostic. Il demande aussi un compte rendu de cette rencontre.
M. LANDRIEU rappelle que le printemps s’étend jusqu’au 21 juin. Les résultats pourront être débattus après les élections.
Après avoir constaté que les participants ne souhaitent plus intervenir, et après les avoir remerciés de leur présence, M. LANDRIEU lève la séance.
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A suivre …
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