Comité Technique n°2

Publié le par Daniel CLOAREC

Compte-rendu de la seconde réunion du Comité Technique concernant le projet autoroutier A103

Comité Technique

Etude sur les déplacements entre le cœur de la Seine-Saint-Denis et Marne la Vallée

Seconde réunion
Jeudi 8 avril 2004

Lors du comité de pilotage du 16 juillet 2003, le Préfet de la région Île-de-France a demandé à la Direction régionale de l’équipement de l’Île-de-France d’animer un Comité technique constitué des représentants de l’État et des collectivités locales – communes et établissements publics intercommunaux, conseils généraux et régional. Le Comité technique a en charge, dans une première étape, de conduire les études nécessaires pour élaborer un catalogue « sans tabou » de scénarios d’aménagements et dans une deuxième étape, de conduire l’évaluation de ces scénarios.

La seconde réunion du Comité technique a eu comme objet de :

·    Présenter les résultats des phases 1 & 2 du cahier des charges, à savoir un catalogue provisoire d’analyse des solutions possibles,
·    Faire le point sur les suites à donner aux sollicitations diverses des associations départementales.

Le compte rendu de la première réunion du Comité technique du 20 octobre 2003 a été validé par l’ensemble des participants sans remarque particulière.

Rappel de la démarche

Avant de passer en revue l’ensemble des solutions envisageables pour le secteur d’étude compris entre Marne la Vallée et le cœur de la Seine St Denis, Yves Geffrin rappelle que ces solutions, à combiner en scénarios, sont de quatre grands types : autoroutier, transport en commun, voirie locale, urbain (hors infrastructures de transport). Suite aux observations des membres du Comité technique, et après avis des Associations, les solutions les « meilleures » seront sélectionnées pour être ensuite évaluées en seconde phase de cette étude, selon des critères restant à définir entre techniciens et à valider par le Comité de Pilotage.

Présentation du catalogue provisoire des solutions

Yves Geffrin laisse alors la parole au bureau d’étude : le groupement AM Environnement & ITER, représenté par Messieurs C.Moreau et F.Dricot.

Les solutions autoroutières

Deux solutions autoroutières sont présentées :

1)    Semi enterrée
2)    Totalement enterrée,

Avec un tracé unique et plus ou moins d’échangeurs selon le cas.
Notamment, l’absence d’échangeur A103-A199 en solution enterrée convient tout à fait aux élus. Le positionnement des échangeurs dépend de critères techniques. Les questions de faisabilité technique et de programmation urbaine seront étudiées plus précisément en phase d’évaluation.
Yves Geffrin rappelle que la solution totalement en surface a été éliminée car considérée comme inacceptable.
Dans le cas d’une solution de type autoroute enterrés, un autre tracé moins coûteux pourra être envisagé.

Aucune autre proposition de type autoroutière n’est ajoutée par les membres du Comité technique.

    Les solutions transport en commun

Le réseau actuel (lourd et de surface) est décrit en introduction.
Les projets de transport en commun connus et crédibles à lus ou moins longue échéance sont brièvement passés en revue : ligne des Coquetiers, prolongements du Tramway jusqu’au Val de Fontenay, du Trans Val de Marne, du RER E et du  métro ligne 11.
A noter que des opportunités existent, à savoir la grande ceinture et les emprises A103.
De plus, les comités de pôles du PDUIF travaillent sur l’amélioration de l’accessibilité aux pôles gares, véritables portes d’entrés au réseau lourd existant performant.

Puis, trois solutions transport en commun sont présentées :

1)    Un système lourd utilisant l’infrastructure grande ceinture
Un tel tracé sera pour partie parallèle à la ligne EOLE. Cette ligne est actuellement utilisée pour le trafic de fret. Les contraintes techniques de son usage et de son insertion urbaine seront étudiées en phase d’évaluation.

2)    Un système intermédiaire sur les emprises A103 se raccordant au tri pôle Noisy le sec-Bondy-Rosny Bois Perier
La notion de système intermédiaire reste à définir, mais il s’agira d’un système de transport de type tramway. Les connexions au réseau existant, et notamment aux abords du tri pôle, seront à étudier finement en phase d’évaluation.

3)    Un système intermédiaire sur les emprises A103 pour partie et se reliant au TCSP de Montfermeil vers le Nord
Cette solution est à envisager en cohérence avec l’étude actuelle menée par le STIF sur le plateau de Clichy Montfermeil dans une logique de liaison Nord-Sud efficace.

M M.Hamon, pour la mairie de Gagny, s’interroge sur la possibilité d’insérer un système de transport en commun dans une zone fortement urbanisée telle que Gagny et les abords de la gare du Chesnay-Gagny, où il sera d’ailleurs nécessaire de franchir la voie SNCF. Il rappelle que la DDE a rendu les terrains réservés initialement pour le projet A87. De plus, cette gare du Chesnay-Gagny, sur le linéaire du RER E, est sous utilisée et le bus RATP en assurant la desserte est vide.
M M.Miersman, pour la mairie de Noisy-le-Grand, souligne que le tracé en bord de la Marne sur la Haute-Ile est tout à fait inacceptable au vue de la sensibilité du site.
M C.Moreau rappelle l’enjeu de desserte des quartiers des Hôpitaux et des Fauvettes. Un autre tracé pourra être envisagé (sur les emprises A103 ou en bord de Marne côté Gournay) sans que cela n’invalide cette solution. Cette question spécifique sera à débattre ultérieurement lors de la recherche des solutions du franchissement de la Marne.

Aucune de ces solutions ne paraît rédhibitoire. Les membres du Comité technique ne proposent pas de solutions supplémentaires.

    Les liaisons locales

Le bureau d’études rappelle sommairement les contraintes du site (coupures naturelles et infrastructures) et les points singuliers identifiés sur la trame viaire locale.

Puis les solutions de maillage local sont présentées en détail, secteur par secteur :

1)    de Rosny à Bobigny
2)    Villemomble et le plateau d’Avron
3)    La desserte de Clichy Montfermeil
4)    Les Fauvettes et le quartier des Hôpitaux
5)    Les franchissements de la Marne
6)    La desserte de Marne la Vallée
7)    La traversée de Champigny

M C.Moreau insiste sur la notion d’itinéraires capillaires assurant un maillage local de ville à ville. Il ne s’agit pas de liaisons régionales. La configuration de ces aménagements et leurs caractéristiques devront en faciliter l’insertion.

Plusieurs tracés de franchissement de la Marne sont envisageables selon les ponts empruntés, dont trois au droit de la Haute-Ile. 

Les membres du Comité technique rappellent que les considérations écologique et hydrologique devront faire partie intégrante de l’évaluation ultérieure.
A noter qu’il est inutile d’envisager l’élargissement du pont de Gournay, l’évolution de capacité étant impossible sur cet itinéraire. Cependant, M P.Mavré, pour la ville de Chelles, est d’accord sur la nécessité d’un nouveau franchissement de la Marne, pour Chelles comme pour Gournay d’ailleurs.

Des précisions pour mise en garde sont apportées en séance. L’usine de méthanisation entre Neuilly-sur-Marne et Noisy-le-Grand générera 400 à 500 poids lourds par jour. De plus, si Paris est retenue comme ville d’accueil des jeux Olympiques 2012, les épreuves nautiques se dérouleront à Vaires-sur- Marne et généreront alors une mobilité atypique supplémentaire.

Suite aux interrogations de la salle, Yves Geffrin rappelle que les solutions de liaisons locales qui viennent d’être présentées constituent une famille de solutions de type mosaïque à assembler. Ces interventions ponctuelles, dans le cadre de projets locaux définis ou à définir, pourraient bénéficier des emprises A103. Une fois combinées, elles constitueront éventuellement un itinéraire continu permettant d’assurer la desserte du territoire d’étude. Pour autant il ne s’agira pas d’une liaison régionale.
Les trois familles de solutions présentées jusqu’ici, combinables entre elles (maillage local et transport en commun par exemple), ne répondent pas aux mêmes enjeux et besoins. T ces notions seront bien entendu prises en compte lors de l’évaluation.

M A.Divry, pour le Conseil Général de Seine et Marne, met en garde sur le fait que ces solutions constituent des projets communaux dont la maîtrise d’œuvre spécifique sera locale. L’évaluation devra donc porter sur la faisabilité technique et financière à plus ou moins long terme de ces solutions. Yves Geffrin rappelle qu’une solution sans maîtrise d’ouvrage ne sera évidemment pas retenue.

    Les logiques urbaines

Différentes dynamiques urbaines s’expriment (parfois de façon contradictoire d’ailleurs) sur le territoire d’étude : parc et espaces verts, pôles de développement économique, centres villes, quartiers pavillonnaires et d’habitat collectif.
Il s’agit ici d’un scénario « on ne fait rien » (au sens des aménagements du système de transport) faisant émerger la destination probable des emprises A103.

    Les itinéraires

Aux vues des solutions de liaisons locales présentées et de leurs combinaisons possibles, des itinéraires routiers et/ou en transport en commun se dessinent, assurant des liaisons Est-Ouest et/ou Nord-Sud. Ces itinéraires sont complémentaires pour certains ou concurrents pour d’autres. Ils utilisent pour partie les emprises A103 et permettent d’accéder aux entrées/sorties du réseau magistral régional.

M P.Mavré, pour la ville de Chelles, fait part de son inquiétude quant aux itinéraires N-S et E-O en transport en commun dans le secteur de Mont Guichet, identifié comme un point sensible, et rappelle que la Région a engagé une étude sur la valorisation de ce secteur. Les résultats de celle-ci devront alimenter la phase d’évaluation. Les représentants de la ville de Chelles restent donc très réservés sur ce point. A noter que le projet de renforcement du centre ville de Chelles n’a de sens que si les zones sensibles alentours sont préservées.

Au vues de toutes des familles de solutions, Yves Geffrin demande aux membres du comité technique si ce catalogue leur semble complet. Il précise que leur avis sur ces solutions potentielles est nécessaire afin de préparer l’élaboration des scénarios (au sens de combinaisons de ces solutions) à évaluer en seconde phase d’étude.
Les membres du Comité technique demandent que le document présenté ce jour leur soit remis pour donner un avis et prendre des décisions.
Yves Geffrin assure que les transparents présentés par le bureau d’études seront remis à chacun au plus vite. Un compte rendu de cette réunion sera rédigé. Enfin, un rapport global (texte et cartes), intégrant les corrections faites ce jour, sera envoyé à chacun des membres du Comité technique.
Yves Geffrin conclue donc qu’aucun oubli majeur de solution n’a été ait sur le secteur.

Points divers

Indépendamment de nouveaux tracés en transport en commun, les membres du Comité technique s’interrogent sur les liaisons existantes et voudraient savoir pourquoi le comité d’axe de la ligne Mobilien 113, piloté par la DREIF d’ailleurs, est totalement bloqué. Pierre Verdreaux précise que l’Etat ne se désengage pas. Yves Geffrin explique que le contrôleur financier a bloqué le dossier dans l’attente d’un rapport complémentaire actuellement en cours d’élaboration par la DREIF.

Yves Geffrin précise que les réflexions menées dans cette étude ne sont pas indépendantes des travaux du STIF. Ce dernier serait à consulter sur les solutions de type transport en commun et à associer à la phase d’évaluation si chacun des membres du Comité technique en est d’accord. Cette proposition validée collectivement est retenue.

Certains participants demandent à ce que le problème de l’A4 soit traité avant d’imaginer des scénarios divers, qui ne seront pas réalisés avant 5 à 10 ans et qui ne changeront rien aux problèmes du territoire compris entre Marne la Vallée et le cœur de la Seine St Denis. Yves Geffrin répond que le mandat du Comité de Pilotage serait alors à élargir et qu’il s’agit d’en référer au Comité lui-même et au Préfet M B.Landrieu. L’actuel Comité s’intéresse aux emprises A103. Il s’agit d’éclairer l’Etat, en fonction des avis des collectivités concernées, sur le devenir de ces terrains pour qu’une décision puisse être prise lors de la révision du SDRIF.
M L.Chabot, pour la ville de Champs sur Marne, rappelle que les travaux de l’échangeur sur l’A4 seront lancés d’ici la fin de l’année 2004, ce qui implique de fait dans le cadre de cette étude une liaison de type autoroutière. Les habitants de Champs sur Marne sont très mécontents et une association est en cours de constitution.

M B.Masquelier, pour le Conseil Général de Seine St Denis, estime que le travail mené, comportant des solutions possibles et d’autres plus difficilement envisageables (cas de la Haute-Ile), est intéressant. Le catalogue lui semble à priori complet. Le Conseil général reste à ce stade serein sur la question de la maîtrise d’œuvre. Les logiques de solutions combinées en cohérence, dépassant le simple compromis, sont à porter là où un véritable enjeu de développement territorial existe. A présent, il s’agit pour lui d’informer les Associations départementales sur l’état d’avancement de la démarche.

Les Associations

Yves Geffrin reprend la parole pour expliquer que beaucoup d’Associations ont saisi le Ministre, la DREIF ou la DDE au sujet de l’étude en cours. Une réponse similaire a été apportée à chacune les assurant qu’elles seraient consultées afin d’enrichir l’actuel catalogue des solutions (le modèle de lettre de réponse avait été envoyé à chacun des membres du Comité technique avec la convocation à cette réunion). Le Conseil Général de la Seine St Denis souhaite organiser une réunion de présentation des solutions envisageables aux Associations départementales.
En effet, M B.Masquelier demande au bureau d’études et à la DREIF de bien vouloir faire un point d’étape aux Associations intéressées.
Yves Geffrin répond positivement à cette requête et propose d’utiliser le même document que celui présenté ce jour. Tous les membres du Comité technique acceptent

Calendrier prévisionnel

Un compte rendu de cette réunion et le rapport global d’élaboration et d’analyse des solutions/scénarios seront envoyés à la fin du mois d’avril 2004, au format électronique (CD Rom), à chacun des membres du Comité technique.
Les Associations seront consultées courant du mois de mai 2004.
Une troisième réunion du Comité technique pourra avoir lieu au mois de juin 2004 pour finaliser les différentes familles de solutions, après intégration des remarques des collectivités et avis des Associations, et identifier les critères d’évaluation à prendre en compte en seconde phase d’étude.
Un appel d’offre pour la phase d’évaluation serait alors lancé pendant l’été 2004.
Une seconde réunion du Comité de Pilotage, à prévoir au mois de septembre 2004, sera alors l’occasion de présenter les familles de solutions définies et les critères d’évaluation retenus (cahier des charges du nouvel appel d’offre), voire le prestataire retenu pour mener ce travail d’évaluation des scénarios.

Pierre Verdeaux annonce qu’une rencontre rassemblant tous les acteurs (élus des communes et conseils généraux) concernés par les différentes études en cours sur le secteur de l’Est parisien (territoire de Marne la Vallée et du cœur de la Seine St Denis élargi) sera organisée fin juin-juillet 2004 par la DDE93. L’objectif étant de présenter largement les différentes études menées sur ce territoire afin de permettre une vue d’ensemble et d’assurer la cohérence requise.

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Publié dans Autoroute A103

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