Boucler la Francilienne
Le Parisien – Seine & Marne du 22 Novembre 2004
Faudra-t-il un péage pour boucler la Francilienne ?
Les automobilistes devront-ils un jour mettre la main à la poche pour emprunter la Francilienne ?
La question n'est pas exclue. Le ministère des Transports y songe très sérieusement. Pour les partisans d'une telle mesure, ce dispositif permettrait d'une part de limiter le trafic sur cette énorme rocade de contournement, d'autre part de résoudre l'épineux problème de financement de son bouclage.
Quarante ans après avoir été décidé, ce superpériphérique de la région parisienne n'est toujours pas achevé. Au sud, au nord et à l'est de la capitale, les bouclages ont été réalisés. Reste aujourd'hui à boucler un tronçon long de 22 km entre Orgeval, dans les Yvelines, et Méry-sur-Oise, dans le Val-d'Oise. Son tracé dans des zones urbanisées suscite toujours des oppositions. Les riverains redoutent de voir surgir au pied de leurs habitations davantage de nuisances routières. Des inquiétudes qui se sont exprimées une nouvelle fois lors de la toute récente réunion du Copra (Collectif pour la protection des riverains de la A 104). De leur côté, les chefs d'entreprise de l'ouest parisien s'impatientent. Certains d'entre eux viennent d'adresser une pétition à 2 500 décideurs des Yvelines et à 4 000 du Val-d'Oise pour obtenir l'achèvement dans les plus brefs délais de ce tronçon routier. Selon eux, il y va de la vitalité de leurs entreprises.
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